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Caroline CHALLAN BELVAL PDF Imprimer Envoyer

Caroline CHALLAN BELVAL
ON N'AURA JAMAIS FINI D'ÉPUISER LES APPARENCES

Exposition personnelle et création en sortie de résidence

Partenariats : Association ARRIMAGE, Editions Claude Garrandès, L’Ormaie, Espace Culturel Port Lympia, Villa Arson Nice

En ouvrant ses portes à la jeune création, le centre international d’art contemporain de Carros passe le témoin à une génération nouvelle. Cette exposition met en évidence le travail d’une artiste qui présente au château un vaste projet issu d’années de recherche et de pratique personnelle, finalisé lors d’un séjour expérimental en résidence sur site.

«Caroline Challan Belval nous conduit avec puissance au cœur des êtres, des lieux et des œuvres qu’elle rencontre du regard, de la main. Gestes proches de ceux des danseuses : maîtrisés, délicats, patients et justes dans l’essence des objets qu’elle fait émerger. Elle saisit avec force l’apparente évidence des lieux et donne naissance à des images où se mêlent rencontres ineffables, poésie, étrangeté, traces spectrales.»
Carole Lenfant

Le projet
Avec au château un appartement, un atelier et les espaces d’exposition, les équipements du CIAC permettent de lancer une opération annuelle de résidence d’artiste couvrant le cycle hébergement / création / diffusion, afin de mettre en évidence le travail de jeunes artistes et de valoriser par leur regard la spécificité de la situation (géographique, humaine, environnement naturel, économique et social, etc.) du château de Carros, au cœur d’une vallée à la jonction du littoral et du moyen et du haut pays niçois.
Pour l’opération initiale en 2011, une artiste peintre, photographe, dessinatrice, développe une création au cours d’un séjour estival sur le site, qui s’intègre dans l’exposition personnelle durant l’automne et l’hiver, donnant une lecture de son travail présent et passé par le biais des différents médiums qu’elle emploie.


L’artiste
Caroline Challan Belval est née en 1977. Diplômée de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris (2003), diplômée en Architecture et Patrimoine des universités de Nice et Gênes (2006), elle a séjourné et travaillé à New York en 2002 sous couvert d’une Bourse Colin Lefranc.
Son intervention à Carros vient couronner une relation entamée avec le prix obtenu en 2007 à la 1ère nouvelle biennale de l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne.


L’exposition
Le parcours dans le musée se déroule au fil des médiums et des thèmes abordés par l’artiste, 15 jours en usine, Mnémolithes, Opus caementecium, Gardiens d’étoiles, Chelsea meat factory, Bestiaire mythologique, L’Ère du poisson, le Musée des Monuments Français (Ars architectonica), Subway in New York (l’Aurore nietzchéenne), L’homme cherche-midi, Portraits, etc.
La scénographie met en lumière les peintures par séries de petits et de grands formats, des photographies argentiques, dessins et gravures, avec également des projections vidéo et une création en volume spécialement conçue et réalisée pour le lieu.

Par ailleurs, une salle tactile est dévolue à une production destinée plus spécifiquement aux visiteurs non voyants, élaborée en collaboration avec Claude Garrandès :

«La vie sans la vision directe est une expérience esthétique qui doit être perçue comme une occurrence collective. Les non voyants sont les enfants d’une autre enfance, des anarchistes (solitudes) vainqueurs de la vie réinventée. La cécité nous renvoie vers des paysages anamorphiques où s’étendent les linéaments des formes, de la matière et de l’esprit. Le toucher est un métalangage insolite, singulier et profond.»
Patrice Giuge

Regards critiques
«(…) Outreau ou Tolbiac : une séquence de peintures au format rectangulaire en ruban rappelle l’agenda d’un travail quotidien : un chantier pour montrer un chantier ? Serait-ce une simple métaphore, elle ferait sens. A la vérité il s’agit de tout autre chose, de saisir le moment pictural au point d’intensité où les transformations de la ville, l’ouvrage d’architecture, l’usinage, et l’opération de peinture jouent tangentiellement leur partie dans le commerce du visible.»
Claude Imbert


«Vagabondage dans ce que la ville a d'infra-humain, ou peut-être, si l'on en croit le titre de la toile, de surhumain. Le métro de New York, avec ses rats, sa crasse et sa poussière, ne peut-il légitimement se réclamer l'emblème de ce monde que l'homme ne cesse de bâtir et qui semble malgré tout laissé à l'abandon ? Comme l’écrivait Susan Sontag en 1977, dans cet enfer urbain apparait au flâneur moderne le pictural par excellence. Un peintre peut-il chercher autre chose ? Les errances au travers de la ville sont centrales dans le processus créatif de Caroline Challan Belval. Comme si le motif, au détour d'une rue, la choisissait. Mais cette fulgurance ne doit pas masquer la lente élaboration des toiles, avançant pas à pas jusqu'au moment où tout tombe juste.»
Morgan Labar

«(…) Elle montre les dessous de la ville parce qu’ils ouvrent sur l’Origine du Monde. Les constructions et transformations lui évoquent la Création et Les Métamorphoses. Les ouvriers lui rappellent les mythes et légendes dont surgissent les grands héros de la peinture depuis la nuit des temps.
Que ce soit par la photographie ou en peinture, le style de Caroline n’est pas documentaire et son réalisme mythologique révèle sans dénoncer. Elle cherche l’humain sans chercher le trop humain ou la désolation réjouissante. C’est le surhomme en l’homme qui apparaît dans ses portraits d’ouvriers.»
Klaus Speidel

 

 

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